JARDIROM, le jardin gallo-romain de Sèvres-Anxaumont

 

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Plaidoyer  pour le patrimoine botanique

     L’influence de l’ homme sur la flore se fait de plus en plus pressante, et pas seulement dans les pays lointains. Elle permet certes à une bonne partie de l’humanité de se nourrir en quantité suffisante, de disposer d’importants espaces de loisir publics ou privés et d’admirer une multitude de belles fleurs. Mais elle se caractérise aussi par la stérilisation de vastes espaces, ainsi que par l’appauvrissement de la diversité végétale et son uniformisation. Il est temps de réagir !

 

Réduction de la biodiversité :                                                             

       Pendant la plus grande partie de son histoire, l’homme s’est nourri de chasse, de pêche et sans doute surtout de cueillette. Il avait alors à sa disposition une multitude d’espèces comestibles que le passage à l’agriculture l’a amené à oublier. Le choix d’un nombre réduit d’espèces cultivées a entraîné le rejet de tout le reste sous l’appellation de “mauvaises herbes”. De plus, certains biotopes sont en régression, comme les forêts ou les zones humides, ce qui entraîne la raréfaction des espèces végétales concernées.

   La chimie joue son rôle également. Si elle permet d’augmenter considérablement le rendement des cultures, elle raréfie de nombreuses espèces. L’ agriculteur a recours à des désherbants efficaces, et c’ est aussi le cas du particulier qui arrose son gazon - et parfois même ses légumes ! - de désherbant sélectif et élimine ainsi pâquerettes et boutons d’or, orchidées, trèfles et luzernes.

 

Mondialisation :

    Comme dans l’industrie, l’agriculture, le tourisme ou le commerce, la mondialisation est aussi à l’oeuvre dans le monde végétal. Du temps des grandes explorations, puis à l’époque coloniale, des botanistes éminents ont ramené en Europe plants et graines en provenance du monde entier. Certaines espèces, comme l’acacia, ont été si bien adoptées qu’ elles semblent aujourd'hui faire partie de la flore indigène.

     Ce goût pour les plantes exotiques est toujours très vif. Ainsi, en 2004, les Floralies de Nantes étaient consacrées aux “Fleurs d’Aventure”, celles qui nous sont venues d’outre-mer et dont beaucoup ont été d’abord acclimatées à Nantes. Ce goût de l’exotisme nous détourne évidemment de la flore indigène, qui pourtant a son charme.

 

    Quant à l’hybridation, elle va dans le même sens. Des obtenteurs passionnés croisent les plantes entre elles et mettent ensuite sur le marché des spécimens aux caractéristiques différentes : nouvelles couleurs de fleurs ou feuillage panaché ou durée de floraison allongée. Il en résulte que, lorsque nous utilisons des plantes de notre flore, elles sont généralement différentes de l’espèce type, comme c’est souvent le cas pour les digitales, les ancolies, les iris et bien d’ autres.

 

    Actuellement, en jardinerie, donc aussi dans nos jardins d’agrément, nous trouvons surtout des plantes exotiques et des plantes hybridées et très peu de plantes issues directement du milieu naturel. Dans les champs et dans nos potagers, les plantes cultivées sont surtout des plantes importées, hybridées et sélectionnées, très loin des espèces types. Quant aux plantes non cultivées, nous les éliminons manuellement ou chimiquement. Elles subsistent provisoirement dans les haies et sur les accotements, eux-mêmes menacés. Que faire ?

   

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