JARDIROM, le jardin gallo-romain de Sèvres-Anxaumont

 

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    Le pastel des teinturiers (Isatis tinctoria) est une plante tinctoriale qui donne un beau bleu. C’est une  bisannuelle ou une vivace de courte vie. Le pastel peut atteindre 1,50m de haut et a de multiples petites fleurs jaunes en mai. Sans doute originaire des environs de la Mer Noire, il a été introduit en Europe lors des grandes migrations. A l’Age du Bronze déjà, on le trouvait de la Norvège à l’Inde.

 

    Les Romains n’en obtenaient qu’un bleu terne pour teindre les vêtements de travail des artisans et des paysans. De toute façon, ils n’aimaient pas le bleu, qu’ils associaient à leurs ennemis, les barbares celtes ou germains.

 

    Dans La Guerre des Gaules, Jules César dit que les Bretons (de l’actuelle Grande-Bretagne) se teignent le corps au pastel, “ce qui rend leur aspect particulièrement terrible dans les combats”. Parlant également du pastel, Pline dit que “les femmes et les filles des Bretons s’en teignent le corps et, noires comme des Ethiopiennes, paraissent nues dans certaines cérémonies religieuses.”

     Les Celtes aimaient tant faire usage de la couleur qu’un peuple parmi eux portait le nom de Pictons (= ceux qui se peignent), d’où est dérivé le nom de la ville de Poitiers. Mais certains contestent cette étymologie et considèrent qu’elle ne s’applique qu’aux Pictes d’Ecosse. Par ailleurs, le Dictionnaire National de BESCHERELLE (1848) donne l’étymologie du mot “Breton” : chez les anciens Bretons, le mot brith, d’où est tiré « Breton », signifiait pictus, peint.

    Le bleu pastel s’obtient à partir des feuilles de la plante, que l’on fait macérer pour donner une pâte, d’où le nom “pastel”. Avec la pâte, on fait des boules, ou coques, d’où l’expression “pays de cocagne”, car la culture du pastel a fait vers 1500 la fortune d’une zone située entre Toulouse, Albi et Carcassonne. Au XVI° siècle, le port de Bordeaux exportait plus de pastel que de vin ou de blé ! Le Musée de Magrin, dans le Tarn, rappelle cette période faste.

 

    Ainsi donc le pastel est riche d’une longue histoire. Ce n’est sans doute pas une plante typiquement romaine, mais avant d’apporter la richesse à l’Albigeois, il a été la plante emblématique des Celtes.

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