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En fait, les plantes connues au Moyen-Age l’étaient déjà à l’époque gallo-romaine, à de rares exceptions près. Le mérite des moines consiste surtout à avoir sauvegardé l’héritage de l’antiquité et à nous l’avoir transmis. Les Gaulois, et plus généralement les Celtes, connaissaient et utilisaient de nombreuses plantes soit locales, soit importées. A titre d’exemple, rappelons que l’orge leur servait à préparer la cervoise, que le pastel des teinturiers leur donnait une belle couleur bleue ou que le gui du chêne était sacré pour eux. Les Romains ont répandu en Gaule l’utilisation de beaucoup de plantes méditerranéennes, dont la vigne et l’olivier, ils ont même introduit des plantes qui provenaient de très loin, comme le pêcher, venu de Chine via la Perse. Leur apport a été considérable. Jusqu’à l’époque des grandes découvertes, ce patrimoine botanique gallo-romain a connu peu de changements. Il a marqué notre paysage pendant des siècles. A nous d’en prendre conscience et d’éviter qu’il ne soit oublié, dévalorisé, considéré nécessairement comme inférieur aux créations des hybrideurs et des généticiens, détrôné systématiquement par un patrimoine venu d’ailleurs !
Oui, notre flore est belle ! Alors respectons-la, apprenons à mieux la connaître et utilisons-la en raison de ses qualités.
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